



Il aura fallu attendre la prolongation et un but somptueux de Ferran Torres pour départager l’Espagne et l’Argentine dans une finale de Coupe du monde 2026 aussi dense que fermée. Au terme d’un match à sens unique où l’Albiceleste, réduite à dix dès la 90e minute, n’a jamais réussi à cadrer la moindre frappe, la Roja s’est imposée 1-0 au MetLife Stadium et décroche son deuxième titre mondial après celui de 2010.
5′ – Première alerte espagnole : Lamine Yamal bute sur Emiliano Martinez après un une-deux avec Dani Olmo.
25′ – Toujours 0-0 à la première pause fraîcheur, l’Espagne domine largement la possession (62%).
39′ – Frappe cadrée de Mikel Oyarzabal, stoppée par Emiliano Martinez.
44′ – Lisandro Martinez, déjà averti, quitte ses partenaires sur blessure et cède sa place à Nicolas Otamendi.
Mi-temps 0-0, aucun tir argentin en première période, une première dans ce Mondial 2026
64′ – Nouvelle occasion espagnole avec Dani Olmo, encore repoussée par Martinez.
77′ – Double parade d’Emiliano Martinez devant Pedri puis Pau Cubarsi.
82′ – Tête de Laporte sur corner, encore sauvée par le gardien argentin.
90’+3 – Carton rouge pour Enzo Fernandez (deuxième jaune) : l’Argentine termine à dix.
90’+9 – Fin du temps réglementaire, 0-0, direction la prolongation.
96′ – But de Nico Williams refusé pour une faute de Mikel Merino sur Emiliano Martinez.
106′ – But de Ferran Torres : l’Espagne ouvre enfin le score d’une demi-volée après un centre de Porro dévié par Nico Williams (1-0).
112′ – Doublé refusé à Ferran Torres pour hors-jeu.
115′ – Messi tente sa chance d’un enroulé du gauche qui passe juste au-dessus de la lucarne.
120’+8 – Coup de sifflet final : l’Espagne est championne du monde 2026.
Face à une Argentine venue défendre son titre, l’Espagne a immédiatement pris le contrôle du ballon et du tempo. Dès la 5e minute, Lamine Yamal a hérité de la première occasion du match après un une-deux avec Dani Olmo, sans parvenir à tromper Emiliano Martinez. La Roja a ensuite multiplié les approches par Mikel Oyarzabal et Marc Cucurella, dominant la possession à plus de 60%, tandis que l’Albiceleste, disciplinée dans son bloc médian, n’a réussi aucune frappe de toute la première période, une première pour l’équipe sud-américaine dans cette Coupe du monde. Seule ombre au tableau côté espagnol : la sortie sur blessure de Lisandro Martinez côté argentin, déjà averti d’un carton jaune, remplacé par Nicolas Otamendi juste avant la pause. Score à la mi-temps : 0-0.
La physionomie n’a guère changé au retour des vestiaires. L’Espagne a continué d’assiéger la surface argentine par vagues successives, avec Dani Olmo, Ferran Torres – entré en jeu à l’heure de jeu et Pau Cubarsi, auteur d’une performance XXL à seulement 19 ans, en première ligne. Mais Emiliano Martinez s’est mué en rempart infranchissable, multipliant les parades devant Olmo (64e), puis coup sur coup devant Pedri et Cubarsi (77e), avant une nouvelle intervention décisive sur une tête de Laporte (81e).
L’indiscipline argentine a fini par coûter cher : après plusieurs avertissements, Enzo Fernandez a écopé d’un second carton jaune dans les arrêts de jeu pour une faute sur Cubarsi, laissant ses coéquipiers terminer le temps réglementaire à dix contre onze. Au coup de sifflet final de la 90e+9, le score était toujours vierge et la finale a basculé en prolongation.
Réduite en infériorité numérique, l’Argentine a pourtant continué de résister avec héroïsme, portée par un Emiliano Martinez des grands soirs. À la 96e minute, l’arbitre Slavko Vincic a même refusé un but à Nico Williams pour une faute de Mikel Merino sur le gardien argentin. Mais la Roja a fini par trouver la faille à la 106e minute : sur un centre de Pedro Porro dévié de la tête par Nico Williams, Ferran Torres a ajusté une demi-volée du gauche imparable pour ouvrir enfin le score.
L’attaquant du FC Barcelone a même cru doubler la mise six minutes plus tard, but finalement refusé pour hors-jeu. Portée par un sursaut d’orgueil, l’Argentine a poussé jusqu’au bout par l’intermédiaire de Lionel Messi, tout proche de l’égalisation à la 115e minute d’un enroulé qui a survolé la lucarne de peu. Mais la défense espagnole, solide toute la partie, a tenu bon jusqu’au coup de sifflet final.
L’Espagne devient double championne du monde, huit ans après son sacre continental et seize ans après son premier titre mondial en 2010.
Emiliano Martinez a réalisé une performance XXL avec pas moins de onze arrêts sur l’ensemble de la rencontre.
Rodri, capitaine de la Roja, a battu durant ce match le record du Brésilien Dunga du nombre de passes réussies cumulées en Coupe du monde.
L’Espagne termine la compétition invaincue et sans avoir jamais été menée au score, un exploit partagé avec seulement trois autres nations dans l’histoire du tournoi.
Enzo Fernandez et l’expulsion tardive de l’Argentine ont pesé lourd dans la physionomie de la prolongation.
Au terme d’une finale à la tension extrême, marquée par une large domination espagnole et une résistance héroïque de l’Albiceleste réduite à dix, c’est finalement l’efficacité en prolongation qui a fait la différence. Grâce à un but de Ferran Torres et une prestation collective solide, l’Espagne s’offre une deuxième étoile mondiale et confirme son statut de meilleure sélection de cette génération.