Depuis sa rupture du tendon d’Achille droit, le 14 avril face au PSG, l’attaquant de Liverpool a disparu des pelouses et, progressivement, des conversations autour des Bleus. Pendant que la concurrence avance, lui poursuit un long travail de reconstruction, loin de l’agitation médiatique.
Une blessure qui a interrompu son élan
Le coup d’arrêt est intervenu brutalement au printemps. Alors qu’il s’était installé dans les discussions autour de la sélection française, Ekitike a vu sa saison basculer avec cette rupture du tendon d’Achille. Une blessure particulièrement contraignante, qui impose une récupération progressive et une grande prudence avant d’envisager un retour à la compétition.
Depuis, le joueur a changé de rythme. Les matchs ont laissé place aux séances de soins, au travail musculaire et aux différentes étapes de sa rééducation. Une période forcément frustrante pour un attaquant habitué à construire sa dynamique à travers les rencontres.
Son absence a également eu une conséquence sportive évidente : pendant qu’il travaillait en retrait, d’autres joueurs ont occupé l’espace laissé vacant. Les performances réalisées avec leur club leur ont permis de s’installer dans les projections concernant les Bleus.
De Reims aux États-Unis, une récupération menée étape par étape
Malgré cette longue absence, Ekitike continue de progresser. À la fin du mois d’août, il a effectué un passage remarqué à Reims, son club formateur, en donnant le coup d’envoi d’une rencontre. Un moment symbolique pour celui qui avait commencé son parcours professionnel dans la Marne.
En septembre, il a également poursuivi son programme à Clairefontaine avant de retourner à Liverpool afin de continuer les soins prévus dans le cadre de sa récupération. Plus récemment, son déplacement aux États-Unis pour consulter un spécialiste a marqué une nouvelle étape dans cette prise en charge. Le joueur a désormais recommencé à trottiner.
Cette reprise reste encore éloignée d’un retour à la compétition, mais elle constitue une progression importante dans le processus de récupération d’un tendon d’Achille. Les premières projections placent une éventuelle reprise de l’entraînement collectif en novembre, avec un objectif de retour aux matchs autour de décembre. Ces dates ne constituent cependant pas une garantie. Après une blessure de cette nature, le calendrier doit s’adapter à la réaction du corps et à l’évolution des sensations.
Une place chez les Bleus à reconquérir
Lorsqu’il retrouvera les terrains, Ekitike devra également composer avec une réalité sportive : la hiérarchie offensive française aura probablement évolué. Son absence a offert du temps de jeu et de la visibilité à d’autres prétendants, tandis que lui n’a plus disputé de rencontre depuis plusieurs mois.

Le défi sera donc double. Il faudra d’abord retrouver l’intégralité de ses capacités physiques, puis reconstruire progressivement son niveau de performance. Ce n’est qu’après cette étape que la question d’un retour en sélection pourra réellement se poser.
À 24 ans, l’attaquant dispose encore d’une marge importante pour relancer son parcours international. Son meilleur moyen de revenir dans les discussions restera toutefois le même qu’avant sa blessure : enchaîner les matchs, retrouver son efficacité et démontrer sur le terrain qu’il peut prétendre à nouveau au maillot bleu.