À Manchester City, l’arrivée de Gianluigi Donnarumma n’a pas seulement renforcé l’équipe de Pep Guardiola. Elle a aussi rebattu les cartes dans un vestiaire où certains pensaient leur place assurée.
Recruté cet été pour environ 35 millions d’euros, l’ancien gardien du Paris Saint-Germain sortait d’une saison impressionnante en Ligue 1 et sur la scène européenne. Solide sur sa ligne, décisif dans les grands rendez-vous, le portier italien a pourtant choisi de tourner la page parisienne, faute d’accord pour prolonger son contrat. Direction l’Angleterre et la Premier League, avec l’ambition de s’imposer dans un championnat réputé pour son intensité.
Donnarumma, rapidement incontournable
À son arrivée, rien ne laissait penser que Gianluigi Donnarumma deviendrait immédiatement le numéro un. Manchester City avait déjà investi près de 30 millions d’euros pour attirer James Trafford en provenance de Burnley. Le jeune international anglais, courtisé notamment par Newcastle, pensait logiquement avoir un boulevard devant lui.
Titulaire lors des trois premières journées de championnat, Trafford semblait installé. Mais l’intégration express de Donnarumma a changé la donne. En quelques semaines, l’Italien a convaincu Pep Guardiola. Par ses arrêts, son calme et sa capacité à relancer proprement, il s’est imposé comme le choix prioritaire. Résultat : Trafford s’est retrouvé sur le banc, avec seulement huit apparitions toutes compétitions confondues depuis le début de saison.
Trafford surpris par le timing
La situation est d’autant plus délicate pour le gardien de 23 ans qu’il ne s’attendait pas à voir arriver un concurrent d’un tel calibre. Dans les colonnes du Daily Mail, il n’a pas caché sa surprise.
Il assure ne pas avoir été informé de l’arrivée imminente de Donnarumma. Une décision prise en interne qui l’a contraint à revoir ses plans. Frustré, oui. Résigné, pas totalement. Trafford explique vouloir travailler encore davantage pour saisir la moindre opportunité.
Le timing n’est pas anodin. À l’approche du Mondial 2026, chaque minute compte pour rester dans les radars de la sélection anglaise. Moins de temps de jeu en club, c’est forcément un risque pour sa place chez les Three Lions.
Une concurrence assumée
Malgré tout, Trafford ne nourrit aucune rancœur envers son coéquipier. Il reconnaît en Donnarumma « un grand gardien et un type formidable ». Le problème ne se situe pas sur le plan humain, mais bien sportif.
À Manchester City, la concurrence est permanente, à tous les postes. Le message est clair : personne n’est intouchable. Donnarumma a saisi sa chance, Trafford doit désormais attendre la sienne.
Pour Guardiola, la situation est presque idéale. Il dispose de deux gardiens de haut niveau. Pour Trafford, en revanche, l’équation est plus complexe. S’imposer face à un gardien de la dimension de Donnarumma ne sera pas simple.