Mardi soir, lors du play-off aller de Ligue des Champions entre Benfica Lisbonne et Real Madrid, Vinicius Junior a été visé par des insultes à caractère raciste, selon ses déclarations sur Instagram.
Sans nommer explicitement l’attaquant argentin Gianluca Prestianni, Vinicius a dénoncé les propos qui lui ont été adressés et leur caractère inacceptable :
« Les racistes sont, avant tout, des lâches. Ils doivent se cacher le visage pour montrer à quel point ils sont faibles. Mais ils ont à leurs côtés la protection d’autres personnes qui, en théorie, ont l’obligation de punir. Rien de ce qui s’est passé aujourd’hui n’est nouveau dans ma vie ni dans celle de ma famille. »
Une interruption de match pour un incident raciste
L’incident s’est produit peu après le premier but du Real Madrid à la 50e minute. Vinicius a été pris à partie par Prestianni, qui l’aurait insulté de « singe », selon les informations du quotidien espagnol Marca.
L’attaquant madrilène s’est alors précipité vers l’arbitre François Letexier, désignant l’Argentin du doigt. Le match a été momentanément interrompu, la reprise n’intervenant que huit minutes plus tard. Malgré la gravité de la situation, Prestianni n’a reçu ni avertissement ni exclusion et est sorti du terrain à la 81e minute.
Vinicius Junior appelle à la responsabilité
Par ses messages, Vinicius Junior souligne que ce type de comportement ne peut être toléré dans le football professionnel. Il rappelle que la lutte contre le racisme dépend aussi des instances et des personnes chargées de faire respecter les règles sur le terrain.
« Rien de ce qui s’est passé aujourd’hui n’est nouveau dans ma vie ni dans celle de ma famille », écrit-il, rappelant la persistance de ce fléau mais aussi la nécessité de le dénoncer à chaque occurrence.
Un signal fort contre le racisme
Alors que le Real Madrid se prépare pour le match retour au Santiago Bernabéu, Vinicius Junior envoie un message clair : les insultes racistes n’ont pas leur place dans le sport et toute la Ligue des Champions doit veiller à ce que ce genre de comportement soit sanctionné. Une prise de position forte qui pourrait relancer le débat sur la tolérance zéro face au racisme dans le football.