L’international marocain et latéral du Paris Saint-Germain devra prochainement s’expliquer devant la justice. Après plusieurs années d’instruction, la juge en charge du dossier a décidé, ce lundi 24 février 2026, de renvoyer Achraf Hakimi devant la cour criminelle départementale pour des faits de viol qu’il conteste fermement.
Une affaire judiciaire ouverte depuis 2023
L’affaire remonte à février 2023. Une jeune femme s’était rendue au commissariat de Nogent-sur-Marne afin de signaler des faits survenus la veille au domicile du joueur. Sans déposer immédiatement plainte, elle avait dans un premier temps effectué une main courante, avant que l’enquête ne s’oriente vers une procédure judiciaire approfondie.
Selon les éléments retenus par l’accusation, la plaignante affirme avoir exprimé à plusieurs reprises son refus d’une relation sexuelle, tant verbalement que physiquement. Des messages envoyés quasi simultanément à une amie ont également été versés au dossier et constituent l’un des points centraux de l’instruction.
Le parquet de Nanterre avait requis un procès dès l’été 2025, estimant que les charges étaient suffisantes pour saisir une juridiction criminelle.
Une défense qui dénonce un dossier fragile
De son côté, Achraf Hakimi nie catégoriquement toute agression sexuelle. Le joueur reconnaît uniquement des gestes affectifs consentis, excluant toute contrainte ou pénétration. Sa défense s’appuie notamment sur plusieurs expertises psychologiques de la plaignante, dont les conclusions sont interprétées comme favorables au joueur.
Les avocats du footballeur dénoncent également le refus de la jeune femme de se soumettre à certains examens médicaux et à des investigations techniques, ainsi que des incohérences dans les échanges produits par l’accusation. Autant d’éléments qui, selon eux, fragiliseraient la crédibilité des faits reprochés.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Hakimi a exprimé sa volonté d’affronter cette étape judiciaire avec sérénité, estimant qu’un procès est parfois ordonné malgré des contestations profondes, et affirmant attendre que la vérité soit établie publiquement.
Un procès très attendu
Ce renvoi devant la cour criminelle départementale marque une nouvelle phase décisive dans un dossier aussi sensible que médiatisé. Le procès devra trancher entre deux versions radicalement opposées, dans un contexte où la parole des victimes présumées et la présomption d’innocence s’entrechoquent souvent au cœur du débat public.
Très exposé médiatiquement, le cas d’Achraf Hakimi pourrait avoir des répercussions bien au-delà du terrain sportif, tant sur sa carrière que sur l’image du football professionnel face aux affaires judiciaires impliquant ses stars.