Équipe d’Iran cherchant une solution pour jouer le Mondial 2026 hors des États-Unis
Publié le 17 mars 2026
à 16h58

Coupe du monde 2026 : l’Iran cherche une alternative aux États-Unis

Équipe d’Iran cherchant une solution pour jouer le Mondial 2026 hors des États-Unis

À l’approche de la Coupe du monde de la FIFA 2026, une situation inédite agite les coulisses du tournoi. La Fédération iranienne de football a entamé des discussions avec la FIFA afin de déplacer ses rencontres de phase de groupes… loin du territoire américain. Une demande qui, si elle aboutit, pourrait constituer un précédent dans l’histoire récente de la compétition.

Un contexte politique qui pèse sur le sportif

À l’origine de cette démarche, des tensions diplomatiques persistantes entre l’Iran et les États-Unis. Le président de la Fédération, Mehdi Taj, s’est montré très clair : en l’absence de garanties suffisantes concernant la sécurité et les conditions d’accueil de la sélection, un déplacement sur le sol américain n’est pas envisagé. Dans ce contexte, l’option du Mexique apparaît comme une alternative crédible.

Coorganisateur du Mondial avec les États-Unis et le Canada, le pays pourrait accueillir l’ensemble des matches de l’Iran en phase de groupes. Au-delà de la question sécuritaire, les difficultés liées à l’obtention des visas et au soutien logistique ont également été évoquées par les autorités iraniennes. Des obstacles qui compliquent considérablement la préparation d’un événement de cette ampleur.

Une participation maintenue, mais sous conditions

Malgré ces tensions, l’Iran n’envisage pas de se retirer de la compétition. La Confédération asiatique de football n’a d’ailleurs reçu aucune notification officielle allant dans ce sens. L’objectif reste clair : participer au Mondial, mais dans des conditions jugées acceptables.

Initialement, les rencontres de la sélection iranienne étaient programmées à Los Angeles et Seattle, où elle doit affronter la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte. Un éventuel déplacement vers le Mexique impliquerait donc une réorganisation logistique importante pour la FIFA, mais aussi pour les autres équipes concernées.

Pour la FIFA, la situation est délicate. L’instance doit à la fois garantir la sécurité de toutes les délégations et préserver l’équité sportive de la compétition. Accéder à la demande iranienne reviendrait à adapter le calendrier et la répartition géographique des matches, au risque de créer un précédent pour d’autres nations confrontées à des problématiques similaires.

À l’inverse, un refus pourrait raviver les tensions et placer l’Iran dans une position inconfortable à quelques mois du tournoi. Dans tous les cas, ce dossier dépasse largement le cadre du football. Il illustre une nouvelle fois à quel point les grandes compétitions internationales restent étroitement liées aux enjeux géopolitiques. La décision finale de la FIFA sera donc scrutée de près, tant pour ses implications sportives que diplomatiques.

Article écrit par Lucas Delcourt

Journaliste sportif passionné par le football européen, je décrypte l’actualité des grands clubs, les performances des joueurs et les enjeux tactiques des compétitions majeures. À 35 ans, je mets mon expérience et mon regard analytique au service de Last Goal afin de proposer des contenus fiables, approfondis et accessibles à tous les passionnés de football.

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