Quelques minutes après la victoire du Paris Saint-Germain face à Liverpool FC (2-0) en Ligue des champions de l’UEFA, Achraf Hakimi n’a pas seulement savouré la qualification. Le latéral marocain a aussi rouvert un dossier brûlant : la finale controversée de la dernière Coupe d’Afrique des nations.
Face aux médias, l’international marocain a d’abord tenu à apaiser les tensions. Il est revenu sur l’épisode très commenté de la serviette, symbole d’une soirée sous haute tension, alors que des révélations explosives ravivent la polémique autour de la finale.
Hakimi reconnaît que l’image renvoyée n’a pas été à la hauteur : le Maroc, assure-t-il, respecte ses adversaires et l’esprit de la compétition. Un mea culpa assumé, mais qui ne change rien sur le fond.
Car derrière ces excuses, le message reste clair : pour lui, le Maroc mérite d’être reconnu comme vainqueur de la compétition.
Leader des Lions de l’Atlas, Hakimi n’a pas caché son amertume. La finale reste, selon ses mots, un moment difficile, marqué par des événements qui ont dépassé le cadre sportif.
Et c’est surtout un épisode précis qui continue de faire débat : la sortie temporaire du terrain des joueurs du Sénégal en pleine rencontre.
« On ne peut pas quitter un terrain de jeu comme ça », a-t-il lâché, dans une déclaration lourde de sens. Une phrase qui résume à elle seule le sentiment d’injustice côté marocain.
une affaire loin d’être terminée
Si la Confédération africaine de football a tranché en faveur du Maroc sur tapis vert, le dossier est encore loin d’être clos. La fédération sénégalaise a saisi le Tribunal arbitral du sport, qui doit encore se prononcer.
En attendant, les positions restent fermes des deux côtés. Entre revendication sportive et bataille juridique, cette finale continue d’alimenter les débats à travers tout le continent.
Au fond, au-delà du résultat, c’est aussi l’image du football africain qui est en question. Hakimi lui-même l’a reconnu à demi-mot : cette finale a laissé des traces.
Visiblement, l’histoire est encore loin d’avoir livré son dernier chapitre.