Le rêve prend forme dans le Nord. Porté par un Florian Thauvin étincelant, le RC Lens a surclassé Toulouse FC (4-1) et validé son billet pour la finale de la Coupe de France. Une qualification maîtrisée de bout en bout, qui propulse les Sang et Or vers leur première finale depuis 1998… avec l’espoir, cette fois, d’écrire l’histoire.
une soirée parfaite pour un club en pleine ascension
Au stade Bollaert-Delelis , Lens avait rendez-vous avec son histoire. À l’occasion de son 120e anniversaire, le club artésien continue de rêver grand. Dauphin du Paris Saint-Germain en championnat, il s’offre désormais une opportunité unique de décrocher un trophée majeur… et pourquoi pas un doublé historique.
Face à des Toulousains pourtant tenants du titre, les hommes de Pierre Sage ont rapidement imposé leur rythme. Après quelques frayeurs en tout début de match, la machine lensoise s’est mise en marche pour ne plus jamais s’arrêter, dans la continuité de leur performance après avoir plié l’OL en demi-finale de la Coupe de France.
Thauvin lance le festival, Lens déroule
Dès la 9e minute, le tournant du match intervient. Lancé dans la surface, Florian Thauvin est accroché. Après intervention de la VAR, penalty logique. Le champion du monde 2018 ne tremble pas et ouvre le score avec sang-froid.
Dans la foulée, Lens enfonce le clou. Trouvé par Thauvin, Allan Saint-Maximin fait parler sa vitesse et sa technique pour inscrire le deuxième but (18e). Toulouse vacille.
Malgré une réduction du score rapide de Santiago Hidalgo (21e), profitant d’une erreur de relance, les Sang et Or gardent la maîtrise. Mieux organisés, plus agressifs dans les duels, ils reprennent deux buts d’avance grâce à Matthieu Udol (35e), parfaitement servi après une nouvelle phase offensive bien construite.
Au retour des vestiaires, le rythme baisse légèrement, mais Lens ne relâche pas son emprise. Toulouse, apathique et sans solutions, ne parvient jamais à inverser la tendance.
La sanction tombe en seconde période : Adrien Thomasson, bien placé, profite d’un ballon mal repoussé pour inscrire le quatrième but (74e). Le break est définitif, la fête peut commencer.

Dans les tribunes, les chants résonnent : « On est en finale ! ». À la fin du match, l’émotion déborde. Les supporters envahissent la pelouse pour célébrer un moment historique.
une finale pour briser la malédiction
Le 22 mai prochain, au Stade de France, le RC Lens disputera la quatrième finale de Coupe de France de son histoire. Jusqu’ici, le club s’est toujours incliné à ce stade de la compétition (1948, 1975, 1998).
Cette fois, le contexte est différent. L’équipe est solide, ambitieuse, et portée par une dynamique impressionnante. Elle affrontera le vainqueur du duel entre RC Strasbourg et OGC Nice, avec une occasion en or de enfin soulever ce trophée tant attendu.
Florian Thauvin a encore été le grand artisan de cette qualification. Buteur, passeur, provocateur… l’ancien Marseillais a pesé sur chaque action offensive.
Mais au-delà de sa performance individuelle, c’est tout un collectif qui impressionne. Entre la percussion de Saint-Maximin, l’activité des pistons et la solidité défensive, Lens affiche un visage complet et redoutable.
Avec cette qualification, le RC Lens envoie un message fort au football français. Sérieux en Ligue 1, flamboyant en Coupe, le club artésien s’impose comme l’une des équipes les plus séduisantes de la saison.