Absence de diffuseurs en Chine et en Inde pour la Coupe du monde 2026
Publié le 5 mai 2026
à 23h11

Coupe du monde 2026 : la FIFA face à un casse-tête géant en Chine et en Inde

Absence de diffuseurs en Chine et en Inde pour la Coupe du monde 2026

À quelques semaines du coup d’envoi du Mondial 2026, un scénario improbable prend forme : deux des plus vastes marchés du monde, la Chine et l’Inde, n’ont toujours pas de diffuseurs officiels. Une situation qui pourrait priver près de 2,8 milliards de personnes d’un accès classique à la compétition.

À mesure que l’échéance approche, l’inquiétude grandit dans les coulisses de la FIFA. Malgré des accords déjà conclus dans plus de 175 territoires, l’instance mondiale peine à boucler deux dossiers majeurs : la Chine et l’Inde. Deux marchés stratégiques, non seulement par leur poids démographique, mais aussi par leur influence croissante dans l’économie du football.

une offre indienne jugée largement insuffisante

En Inde, les négociations patinent. Le groupe Reliance-Disney, via une coentreprise, a formulé une proposition estimée à 20 millions de dollars pour les droits de diffusion du Mondial 2026. Une somme très éloignée des exigences de la FIFA, qui espérait environ 100 millions pour les éditions 2026 et 2030.

Pour Zurich, accepter une telle offre reviendrait à dévaloriser son produit phare. Pour les diffuseurs indiens, l’absence de qualification de la sélection nationale pèse lourd dans l’équation économique. Un désaccord classique… mais aux conséquences potentiellement inédites.

Du côté de la Chine, la situation n’est guère plus avancée. Lors des précédentes éditions, notamment en 2018 et 2022, les fans pouvaient suivre la compétition via CCTV, la chaîne d’État. Mais cette fois, aucun accord n’a encore été trouvé.

Un silence qui intrigue, dans un pays où l’audience du football reste massive, même sans équipe nationale qualifiée. L’absence de diffuseur officiel pourrait pousser des millions de téléspectateurs vers des solutions alternatives, notamment le streaming illégal.

Lors du dernier Mondial, la Chine représentait à elle seule 17,7 % de l’audience mondiale en télévision linéaire, contre 2,9 % pour l’Inde. Ensemble, les deux géants asiatiques cumulaient plus de 22 % de l’audience numérique.

Autrement dit, l’enjeu dépasse largement la simple diffusion. Il s’agit d’un pilier économique pour la FIFA, dont le modèle repose en grande partie sur la vente des droits TV. Un échec dans ces deux pays fragiliserait considérablement les projections financières liées à la compétition.

Article écrit par Lucas Delcourt

Journaliste sportif passionné par le football européen, je décrypte l’actualité des grands clubs, les performances des joueurs et les enjeux tactiques des compétitions majeures. À 35 ans, je mets mon expérience et mon regard analytique au service de Last Goal afin de proposer des contenus fiables, approfondis et accessibles à tous les passionnés de football.

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