Une semaine après le spectaculaire feu d’artifice du match aller, le Paris Saint-Germain continue de faire parler toute l’Europe. Mais cette fois, au lendemain de sa qualification pour la finale de la Ligue des Champions face au Bayern Munich, les débats dépassent largement le terrain. Entre polémiques arbitrales en Allemagne, admiration totale pour Khvicha Kvaratskhelia et consécration tactique de Luis Enrique, la presse européenne est en ébullition.
Outre-Rhin, difficile de digérer l’élimination bavaroise. Le quotidien allemand Bild parle carrément de « scandale arbitral » et estime que le Bayern a été lésé par plusieurs décisions de João Pinheiro.
Le média allemand pointe notamment deux situations litigieuses : une main de Nuno Mendes qui aurait pu lui valoir un second carton jaune, ainsi qu’une autre intervention controversée de João Neves dans la surface parisienne.
L’ancien arbitre international Manuel Gräfe n’a d’ailleurs pas mâché ses mots, dénonçant publiquement des décisions incompréhensibles selon lui. Pourtant, tout le monde n’est pas du même avis en Allemagne. Le média Kicker a au contraire défendu les choix du corps arbitral, estimant que les décisions prises étaient conformes au règlement.
Kvaratskhelia fascine l’Europe
Encore décisif sur l’ouverture du score parisienne, Khvicha Kvaratskhelia continue de changer de dimension sur la scène européenne. En Angleterre, le quotidien The Guardian s’est montré particulièrement dithyrambique envers l’ailier géorgien.
Le journaliste Barney Ronay décrit notamment Kvaratskhelia comme « le scalpel offensif parfait » du PSG, au sein d’une équipe jugée quasiment sans faiblesse.
Les statistiques parlent d’ailleurs pour lui. Sur ses sept derniers matches à élimination directe en Ligue des Champions, l’ancien joueur du SSC Napoli a été impliqué sur dix buts, entre réalisations et passes décisives. Une série impressionnante qui commence sérieusement à alimenter les discussions autour du Ballon d’Or.
En Italie, La Gazzetta dello Sport s’est également emballé pour l’ancien Napolitain, saluant une prestation « époustouflante ». Certains observateurs italiens vont même jusqu’à considérer qu’il mérite désormais de s’inviter dans la course aux récompenses individuelles majeures.

Luis Enrique gagne aussi la bataille tactique
Mais au-delà des individualités, c’est surtout la transformation tactique du PSG qui impressionne la presse européenne. Après les démonstrations offensives du match aller, beaucoup ont été surpris par l’approche beaucoup plus pragmatique adoptée à Munich.
En Espagne, AS et Marca saluent unanimement la maîtrise défensive parisienne. Le bloc compact mis en place par Luis Enrique a progressivement étouffé un Bayern pourtant dominateur dans la possession.
En Italie, La Repubblica insiste également sur ce changement d’image du PSG. Longtemps accusé d’être spectaculaire mais déséquilibré, le club parisien apparaît désormais capable de souffrir, défendre bas et contrôler émotionnellement les grands rendez-vous européens.
Arsenal déjà prévenu
Alors que Arsenal FC attend désormais Paris en finale, la presse britannique observe cette montée en puissance avec attention. The Guardian rappelle néanmoins que les Gunners possèdent probablement la meilleure organisation défensive du continent.
Du côté espagnol, un autre élément retient particulièrement l’attention : cette finale opposera pour la première fois deux entraîneurs espagnols passés par le FC Barcelone, Luis Enrique et Mikel Arteta.
Une affiche historique… et peut-être le point culminant d’une saison où le PSG semble enfin avoir trouvé l’équilibre parfait entre spectacle et maturité.