L’affaire continue de faire des vagues bien au-delà du terrain. Après les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, la justice a tranché : les peines infligées à 18 supporters sénégalais ont été confirmées en appel.
Une décision qui accentue encore les tensions autour d’un match déjà hautement polémique, dans le sillage de révélations explosives ayant ravivé la controverse autour de la finale.
Des peines maintenues malgré les contestations
Jugés pour leur implication dans les débordements en tribunes et aux abords de la pelouse, les 18 supporters ont vu leurs sanctions confirmées :
- 9 condamnés à 1 an de prison + amende
- 6 condamnés à 6 mois de prison + amende
- 3 condamnés à 3 mois de prison + amende
Un autre individu, de nationalité française d’origine algérienne, a également écopé de trois mois de prison pour jet de projectile.
Les condamnés les moins lourdement sanctionnés pourraient être libérés dans les prochains jours.
Face à la cour, les accusés ont maintenu leur version des faits. Selon eux, leur présence sur la pelouse n’était pas liée à une contestation arbitrale, mais à un mouvement de foule ou à une tentative de se protéger face à des projectiles.
Leur avocat, Patrick Kabou, a dénoncé une procédure fragile, estimant que l’accusation n’avait pas apporté de preuves formelles.
Autre point de tension : le refus du parquet de diffuser les images des incidents pendant l’audience, invoquant le flagrant délit. Une décision contestée par la défense, qui souhaitait vérifier l’identification des accusés.
Pour comprendre l’ampleur de cette affaire, il faut revenir au contexte explosif de cette finale entre le Sénégal et le Maroc.
Après un but refusé aux Sénégalais, un penalty est accordé au Maroc dans les dernières secondes, déclenchant une vive colère. S’ensuivent des scènes de chaos : jets de projectiles, tentative d’envahissement du terrain et interruption du match.
Malgré ce climat tendu, la rencontre a repris et le Sénégal s’est imposé en prolongation grâce à un but de Pape Gueye.
une affaire loin d’être terminée
Entre décisions judiciaires, contestations et tensions sportives toujours vives, ce dossier dépasse désormais largement le cadre du football.
Il s’inscrit dans un climat déjà électrique, alimenté par la décision de la Confédération africaine de football d’attribuer ensuite le titre au Maroc sur tapis vert.