Le choc est immense. Battue par la Bosnie-Herzégovine en finale des barrages (1-1, 1-4 t.a.b.), l’Italie ne disputera pas la Coupe du monde de la FIFA 2026. Une élimination qui dépasse le simple cadre sportif et qui provoque une onde de choc dans tout le pays.
Ce nouvel échec prolonge une spirale inquiétante. Après les désillusions face à la Suède en 2017 et à la Macédoine du Nord en 2022, la Nazionale enchaîne une troisième élimination consécutive en barrages.
À Zenica, le scénario a été cruel. Accrochés puis battus aux tirs au but, les Italiens ont une nouvelle fois vu leur rêve mondial s’effondrer au moment décisif.
Une presse italienne sans filtre
Au lendemain de la rencontre, les médias transalpins n’ont pas cherché à adoucir la réalité. Le ton est grave, parfois même alarmiste.
Pour Ivan Zazzaroni, directeur du Corriere dello Sport, il ne s’agit plus d’un simple accident : c’est « l’échec manifeste d’un système ». Une analyse qui traduit un malaise profond, bien au-delà du terrain.
De son côté, Tuttosport évoque un « fiasco total » et n’hésite pas à parler d’un football italien « au plus bas de son histoire ».
Sur le terrain, certaines individualités sont directement visées. L’expulsion d’Alessandro Bastoni a pesé lourd dans le match, tandis que Federico Dimarco ou Pio Esposito sont jugés en dessous des attentes.
Mais pour beaucoup d’observateurs, le problème est plus large. La crise serait structurelle, enracinée dans l’organisation du football italien, de la formation jusqu’à la gouvernance.
Une humiliation difficile à digérer
Ne pas participer à une Coupe du monde élargie à 48 équipes est perçu comme une véritable humiliation pour une nation au palmarès aussi riche.
L’Italie, quadruple championne du monde, voit son statut s’effriter année après année. Et cette nouvelle absence fragilise encore un peu plus son image sur la scène internationale.
Ce nouvel échec pourrait marquer un tournant. Car au-delà de la déception, c’est toute une réflexion qui s’impose désormais au football italien.
Reconstruction, renouvellement, remise à plat du système : les chantiers sont nombreux et urgents.
Une chose est sûre : sans réaction forte, la Nazionale risque de s’enfoncer durablement dans une crise dont elle peine, pour l’instant, à sortir.