La Coupe du monde reste une compétition unique. Rien ne rivalise avec l’émotion d’une qualification, qui provoque souvent une ferveur nationale incomparable au football de clubs. Lors de la dernière trêve internationale de mars, plusieurs pays ont célébré leur billet pour la grande fête du football en Amérique du Nord, confirmant ainsi les dernières équipes qualifiées pour cette édition très attendue.
En Europe, les barrages ont réservé plusieurs surprises. La Bosnie-Herzégovine a éliminé l’Italie aux tirs au but, privant les Azzurri d’une troisième Coupe du monde consécutive. De son côté, la Pologne de Robert Lewandowski a été battue par la Suède (3-2), manquant également le rendez-vous mondial.
La Turquie a écarté le Kosovo, tandis que la Tchéquie a pris le dessus sur le Danemark aux tirs au but. Sur la scène intercontinentale, l’Irak a surpris la Bolivie et la RD Congo a validé sa qualification face à la Jamaïque après prolongation.
Avec les 48 nations désormais connues, les regards se tournent vers les favoris capables d’aller au bout. Les États-Unis, le Mexique et le Canada auront un rôle particulier en tant que pays hôtes, mais d’autres grandes nations restent largement attendues pour jouer les premiers rôles dans cette Coupe du monde 2026.
10. Belgique
La Belgique entre dans la Coupe du monde 2026 avec beaucoup de questions autour de sa “génération dorée”, dont le meilleur moment semble déjà derrière elle selon Kevin De Bruyne.
L’Euro 2024 a confirmé les difficultés du groupe, avec une élimination précoce et une ambiance tendue autour de l’équipe. Malgré une qualification sans défaite, le parcours n’a pas vraiment rassuré, surtout face à des adversaires jugés accessibles.
Même si les Diables Rouges restent solides sur le papier et favoris de leur groupe avec l’Égypte, l’Iran et la Nouvelle-Zélande, ils peinent encore à convaincre dans les grands rendez-vous.
Sous Rudi Garcia, quelques améliorations apparaissent, mais la Belgique ne fait plus partie des équipes les plus redoutées.

9. Norvège
La Norvège retrouve la Coupe du monde pour la première fois depuis 1998, après une qualification impressionnante conclue par une large victoire contre l’Estonie et un succès marquant 3-0 face à l’Italie à Milan.
Erling Haaland a évidemment pesé dans ce parcours, avec un doublé décisif, mais cette équipe ne dépend pas uniquement de sa star. Des joueurs comme Oscar Bobb ou Jørgen Strand Larsen ont aussi apporté un vrai impact en sortie de banc.
Sous la direction de Ståle Solbakken, la Norvège a affiché une vraie solidité collective et une efficacité offensive remarquable, terminant sa campagne sans défaite.
Cependant, le tirage n’a pas été clément avec un groupe relevé incluant la France et le Sénégal. Malgré un potentiel intéressant, les récents résultats en matchs amicaux montrent que la régularité reste encore à construire.

8. Suisse
La Suisse s’impose encore une fois comme une valeur sûre des qualifications européennes. Présente à chaque Coupe du monde depuis 2002, elle a validé son billet pour 2026 au terme d’un parcours solide, conclu notamment par un nul décisif face au Kosovo.
Avant cela, les hommes de Murat Yakin avaient déjà marqué les esprits avec une large victoire contre la Suède, symbole d’une équipe disciplinée et bien organisée.
Sans grandes stars médiatiques, la Suisse reste néanmoins très équilibrée. Breel Embolo apporte de la présence offensive, Dan Ndoye du dynamisme, tandis que Granit Xhaka joue un rôle essentiel au milieu, probablement à son meilleur niveau.
Les récents résultats montrent une équipe compétitive, capable de rivaliser avec des nations plus fortes, même si quelques limites persistent face aux cadors européens.
Avec un groupe abordable en phase finale, la Suisse abordera le Mondial 2026 avec confiance, fidèle à sa réputation d’équipe difficile à battre et toujours régulière dans les grands tournois.

7. Pays-Bas
Les Pays-Bas restent une équipe difficile à cerner sur la scène internationale. À l’Euro 2024, leur parcours a été irrégulier, mais ils ont tout de même atteint les demi-finales avant de s’incliner de peu face à l’Angleterre.
En qualifications pour le Mondial 2026, les hommes de Ronald Koeman ont affiché de très bonnes statistiques avec aucune défaite et une attaque efficace. Pourtant, certains résultats face à la Pologne ont laissé une impression d’inconstance.
L’effectif reste néanmoins solide à tous les niveaux. Virgil van Dijk dirige une défense expérimentée, tandis que des profils comme Denzel Dumfries ou Micky van de Ven apportent de la puissance. Au milieu, la concurrence est forte, et en attaque, Memphis Depay, entouré de joueurs comme Xavi Simons ou Cody Gakpo, reste capable de faire la différence.
Les Oranje ne partent pas forcément favoris, mais leur potentiel est réel. Dans un groupe relevé, ils auront néanmoins les armes pour poser des problèmes à n’importe quel adversaire en phase à élimination directe.

6. Allemagne
L’Allemagne a longtemps donné l’impression d’une équipe solide mais inconstante. À l’Euro 2024, elle est passée tout près d’un grand exploit face à l’Espagne, dans un quart de finale très disputé qui aurait pu basculer dans un autre sens.
Mais les doutes ont refait surface après une série de résultats décevants, notamment en Ligue des Nations 2025 et un début de qualification pour la Coupe du monde marqué par une surprenante défaite contre la Slovaquie.
Depuis, la Mannschaft a nettement relevé la tête. Une large victoire contre ce même adversaire, suivie d’une série de succès, a relancé la dynamique. Le collectif de Julian Nagelsmann retrouve de la confiance, porté par des joueurs en grande forme comme Florian Wirtz, mais aussi le retour attendu de cadres offensifs tels que Jamal Musiala et Kai Havertz.
L’Allemagne semble désormais mieux armée et plus cohérente. Dans un groupe abordable, elle a les moyens de prendre de l’élan, même si les vraies ambitions seront jugées dans les phases à élimination directe, où elle devra prouver qu’elle peut rivaliser avec les meilleures nations mondiales.

5. Angleterre
Après une nouvelle désillusion à l’Euro 2024, perdu en finale face à l’Espagne, l’Angleterre a tourné une page importante en confiant les commandes à Thomas Tuchel pour préparer la Coupe du monde 2026.
Sous Gareth Southgate, les Three Lions ont connu une régularité impressionnante sans toutefois réussir à décrocher un titre majeur. Les débuts de Tuchel restent encourageants sur le plan statistique, avec une campagne de qualification parfaite, marquée par une solidité défensive remarquable.
Cependant, tout n’est pas totalement convaincant. Face à des adversaires regroupés, l’Angleterre a parfois manqué de créativité, et certaines prestations récentes ont rappelé ses limites dans les matchs à haute intensité.
L’équipe reste pourtant très talentueuse avec des joueurs comme Jude Bellingham, mais dépend encore beaucoup de Harry Kane pour être décisive. Sans un équilibre clair et une meilleure gestion des grands rendez-vous, les Three Lions devront encore prouver qu’ils peuvent transformer leur potentiel en titre mondial.

4. Portugal
Le Portugal aborde la Coupe du monde 2026 avec des avis partagés, malgré un titre en Ligue des Nations 2025 qui a permis de calmer les critiques après un Euro 2024 décevant.
Cristiano Ronaldo reste au centre du projet de Roberto Martínez et pourrait encore mener la sélection à 41 ans, une situation qui divise mais qui continue de porter médiatiquement l’équipe. Sa présence symbolise à la fois l’expérience et les interrogations sur le futur.
Le véritable point fort du Portugal reste son milieu de terrain, considéré comme l’un des plus complets du monde avec Bruno Fernandes, Vitinha et João Neves. Un secteur qui donne beaucoup de maîtrise et de créativité à l’équipe.
Malgré quelques performances irrégulières récemment, la Seleção reste solide et capable de contrôler ses matchs. Dans un groupe abordable, elle devrait logiquement s’imposer, mais ses ambitions réelles dépendront surtout de sa capacité à franchir les grands tests à élimination directe.

3. France
On peut critiquer le style de Didier Deschamps, mais les résultats continuent de parler pour lui. Malgré un Euro 2024 jugé peu convaincant dans le jeu, la France a retrouvé des couleurs ensuite, notamment avec un parcours intense en Ligue des Nations 2025, conclu par une demi-finale spectaculaire face à l’Espagne.
Le renouveau des Bleus s’explique aussi par le retour en forme de Kylian Mbappé, toujours décisif dans les grands moments. Autour de lui, plusieurs joueurs ont pris une nouvelle dimension, comme Michael Olise, Ousmane Dembélé, ou encore de jeunes talents tels qu’Hugo Ekitike et Désiré Doué, de plus en plus influents.
Sur le plan des qualifications, la France a été très solide, enchaînant les bons résultats avec une défense globalement stable et une efficacité offensive retrouvée.
Le principal défi reste toutefois le tirage, avec un groupe relevé face à des équipes ambitieuses comme la Norvège ou le Sénégal. Mais si les Bleus passent cet obstacle, ils arriveront en phase à élimination directe avec une vraie dynamique de favori.

2. Argentine
La grande question autour de l’Argentine reste liée à Lionel Messi. Après avoir offert au pays une Coupe du monde historique en 2022 puis une Copa América, son avenir international continue d’alimenter les débats. Sa présence en 2026 semble probable, tant son lien avec l’Albiceleste reste fort.
Même si Messi reste central dans l’histoire récente de la sélection, l’Argentine a montré qu’elle pouvait désormais fonctionner sans lui, notamment avec des performances convaincantes en qualifications, où elle a brillé même en son absence.
L’équipe de Lionel Scaloni s’appuie aujourd’hui sur un collectif solide et une attaque efficace, portée par des joueurs comme Julián Álvarez et Lautaro Martínez, capables de faire la différence à tout moment.
Si Messi est bien présent, l’Argentine gagnera encore en confiance et en expérience. Dans un groupe abordable, elle aura toutes les armes pour viser loin et défendre son titre avec ambition.

1. Espagne
L’Espagne a impressionné lors de l’Euro 2024 et arrive à la Coupe du monde 2026 avec un statut encore plus élevé. La jeune génération continue de progresser, avec Lamine Yamal en tête, déjà incontournable malgré son âge, et Pedri, toujours essentiel dans l’animation du jeu. En défense, des joueurs comme Dean Huijsen apportent déjà de la stabilité.
La Roja n’est cependant pas totalement sans faille. Le Portugal a réussi à la battre en finale de la Ligue des Nations aux tirs au but, et certaines limites offensives ont été observées dans des matchs récents, notamment face à des blocs bas.
L’équipe reste parfois dépendante de la créativité de son milieu pour faire la différence.
Malgré cela, les solutions offensives existent, avec des joueurs comme Mikel Merino et Mikel Oyarzabal, capables de marquer régulièrement. Le collectif de Luis de la Fuente reste l’un des plus complets d’Europe.
Dans un groupe largement abordable, l’Espagne apparaît comme l’un des grands favoris du tournoi. Avec son équilibre, sa jeunesse et sa maîtrise collective, elle a clairement les armes pour viser le titre mondial.
