Deux cent huit apparitions. C’est le chiffre qui se referme à l’Estadio Monumental, où Lionel Messi dispute son ultime rencontre sous le maillot de l’Albiceleste, face au Bénin. Un match amical sans grand enjeu sportif, mais chargé d’une émotion que tout le football semble vouloir partager.
Des retrouvailles par procuration
Impossible, pour les anciens compagnons de route, de laisser passer l’instant sans un mot. Ronaldinho, qui l’avait vu débuter au FC Barcelone, a livré un message rempli de tendresse fraternelle, évoquant un rêve d’enfance partagé et invitant simplement son ancien coéquipier à « profiter de la vie ». Une manière, pour l’un des artistes du jeu des années 2000, de transmettre le relais à celui qui a prolongé sa légende bien plus loin encore.
Neymar, lui, n’a pas caché à quel point cette carrière a façonné son propre rapport au football, remerciant Messi de l’avoir fait « aimer encore plus le football ». Une reconnaissance qui dépasse la rivalité sportive pour toucher à quelque chose de plus personnel, presque générationnel.
Quem ama futebol te aproveitou ao longo desses anos…
— Neymar Jr (@neymarjr) October 6, 2026
Hoje é seu ultimo jogo com a camisa da tua seleção, do teu país e eu espero que você curta cada segundo, que todas as homenagens hoje te façam feliz.
Não é só Argentina que te agradece, o mundo agradece por tudo que fez ao… pic.twitter.com/XNHpPuBz4M
Même ceux qui l’ont affronté s’inclinent
Plus surprenant, mais tout aussi révélateur : les adversaires d’hier se joignent eux aussi au concert d’hommages. Arturo Vidal, qui a connu Messi à la fois comme coéquipier à Barcelone et comme rival acharné en Copa América, n’a pas lésiné sur les superlatifs, le qualifiant tout simplement de meilleur « de l’histoire extraterrestre ».
Luka Modric, de son côté, a reconnu sans détour la difficulté qu’il a toujours eue à affronter l’Argentin, confiant avoir « beaucoup souffert contre lui » au fil de leurs oppositions. Une soirée que personne ne voulait manquer Avec 207 sélections et 125 buts inscrits avant cette ultime apparition, Messi referme ce soir l’un des chapitres les plus marquants de l’histoire du football international.
Au-delà des statistiques, c’est surtout la nature de ces messages, venus de générations et de pays différents, qui dit le mieux ce que son nom représente : non pas simplement un adversaire redouté, mais une référence commune à tout un sport. Ce soir, le ballon s’arrête de rouler le temps d’un dernier regard vers Buenos Aires.