Gabriele Gravina et Gennaro Gattuso sous pression en Italie
Publié le 2 avril 2026
à 18h05

Fédération italienne : crise majeure, Gabriele Gravina et Gennaro Gattuso menacés

Gabriele Gravina et Gennaro Gattuso sous pression en Italie

Le football italien est à un tournant critique. Quelques heures après l’élimination de l’Italie face à la Bosnie-Herzégovine, synonyme d’absence à la Coupe du monde de la FIFA 2026, une onde de choc traverse désormais les plus hautes sphères de la fédération.

Gravina, la fin d’un cycle sous pression

Arrivé à la tête de la fédération en 2017, dans un contexte déjà marqué par l’échec de la Nazionale à se qualifier pour le Mondial 2018, Gabriele Gravina avait pour mission de reconstruire un football italien en perte de repères.

Près de neuf ans plus tard, le constat est brutal : deux Coupes du monde manquées et une troisième élimination consécutive en barrages. Une situation devenue intenable, tant sur le plan sportif que politique.

Selon plusieurs médias italiens, Gravina pourrait présenter sa démission lors d’un Conseil fédéral exceptionnel. Une décision fortement encouragée, voire exigée, par les autorités sportives et politiques du pays.

Son départ ouvrirait une période de transition, durant laquelle une commission serait chargée d’assurer l’intérim et d’organiser l’élection d’un nouveau président dans un délai de 90 jours.

Gattuso, un mandat déjà fragilisé

Nommé sélectionneur en juin 2025, Gennaro Gattuso incarnait un choix fort : celui d’un homme de caractère, capable de redonner une identité à la Nazionale.

Mais quelques mois seulement après sa prise de fonction, l’ancien milieu de terrain pourrait déjà quitter ses fonctions.

D’abord soutenu par Gravina après la défaite, Gattuso semble désormais emporté par la crise globale. Son bilan, forcément limité dans le temps, n’a pas suffi à enrayer la spirale négative dans laquelle s’est installée la sélection.

Comme souvent dans ces moments de crise, les spéculations vont bon train concernant la suite.

Plusieurs noms circulent avec insistance :

  • Roberto Mancini, ancien sélectionneur et vainqueur de l’Euro 2021
  • Massimiliano Allegri, figure expérimentée du football italien
  • Pep Guardiola, piste prestigieuse mais complexe

Ces profils illustrent une volonté claire : relancer un projet ambitieux et redonner du crédit à une sélection en perte de vitesse.

Une crise bien plus profonde que les résultats

Au-delà des changements d’hommes, c’est toute la structure du football italien qui est remise en question.

Formation, gouvernance, gestion des talents, compétitivité du championnat : les critiques s’accumulent et mettent en lumière des dysfonctionnements anciens.

L’échec en barrages n’est alors que la conséquence visible d’un malaise plus profond, installé depuis plusieurs années.

L’Italie, quadruple championne du monde, ne peut se permettre de rester durablement à l’écart des grandes compétitions internationales.

La période qui s’ouvre sera donc décisive. Elle devra permettre de poser les bases d’un nouveau projet, plus cohérent, plus structuré et surtout plus performant.

Entre la probable démission de Gabriele Gravina et le départ envisagé de Gennaro Gattuso, la Nazionale s’apprête à vivre une véritable révolution.

Plus qu’un simple changement de dirigeants, c’est une refondation complète qui se profile.

Reste désormais à savoir si l’Italie saura transformer cette crise en opportunité… ou si elle continuera à s’enfoncer dans une spirale inquiétante. 

Article écrit par Lucas Delcourt

Journaliste sportif passionné par le football européen, je décrypte l’actualité des grands clubs, les performances des joueurs et les enjeux tactiques des compétitions majeures. À 35 ans, je mets mon expérience et mon regard analytique au service de Last Goal afin de proposer des contenus fiables, approfondis et accessibles à tous les passionnés de football.

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