Yan Diomandé n’a pas encore posé le pied au Real Madrid qu’un journaliste espagnol s’est déjà chargé de l’affubler d’un statut qu’il n’a pas mérité : celui de supérieur à Lamine Yamal. Une sortie aussi rapide à publier qu’à supprimer.
Une provocation gratuite, effacée à la vitesse de l’éclair
Alors que l’arrivée de Yan Diomandé au Real Madrid se précise, dans le cadre d’un accord XXL avec le RB Leipzig, le journaliste a jugé bon de publier sur X un jugement à l’emporte-pièce : l’Ivoirien de 19 ans serait déjà meilleur que Lamine Yamal.
Un joueur double champion, titré à peine sorti de l’adolescence, disséqué en une phrase par quelqu’un qui ne l’a manifestement jamais vu porter le maillot merengue. Le plus révélateur, c’est la suite. Conscient sans doute de l’énormité du propos, Juanma a supprimé son message quelques heures plus tard.
Le mauvais procès fait à Yamal
Comme si la comparaison ne suffisait pas, le journaliste a enfoncé le clou dans un second tweet, également retiré dans la foulée. Selon lui, la Coupe du monde de Yamal aurait été très en dessous du niveau attendu, le sacre espagnol devant davantage à la solidité collective et à Rodri qu’au jeune prodige barcelonais.
Réduire une compétition entière à ce type de raccourci, c’est ignorer tout ce qu’un adolescent de cet âge apporte déjà à une sélection championne du monde.
La caricature a bon dos quand elle sert un récit tout tracé. Diomandé mérite mieux que ce coup de com’ Le pire, dans cette affaire, c’est que Diomandé n’avait besoin d’aucune outrance pour exister médiatiquement.
Sa vitesse pure, ses changements de rythme et sa capacité à éliminer un adversaire en un geste suffisent largement à justifier l’intérêt du Real. En le hissant artificiellement au-dessus de Yamal avant même ses débuts, Juanma Rodríguez ne lui rend pas service : il lui colle une étiquette impossible à porter, et une pression que personne n’a demandée.