Le verdict est tombé ce vendredi à Nyon : le Paris Saint-Germain retrouvera le Chelsea FC en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Une affiche de prestige entre deux poids lourds européens, marquée par des retrouvailles récentes et un parfum de déjà-vu… sans que le mot « revanche » ne soit officiellement prononcé.
Cap sur Budapest pour le PSG
La route vers Budapest est officiellement tracée. Le 30 mai prochain, la capitale hongroise accueillera la finale de la Ligue des champions, et le PSG nourrit l’ambition assumée d’y défendre son titre. Mais avant de rêver à une nouvelle coupe aux grandes oreilles, les Parisiens doivent franchir un obstacle de taille.
Cette semaine encore, les hommes de Luis Enrique ont dû batailler pour se défaire de l’AS Monaco lors des barrages. Bousculés à l’aller comme au retour, les champions de France ont certes validé leur qualification, mais sans dissiper totalement les doutes. Les prestations ont laissé entrevoir certaines fragilités, alimentant les interrogations à l’approche des phases à élimination directe.
Un tirage sans cadeau
Chelsea ou le FC Barcelone : le PSG savait qu’il hériterait d’un adversaire redoutable. Le sort en a décidé autrement en désignant les Blues, lors d’un tirage effectué à Nyon par Ivan Rakitić.
Un choix lourd de symboles. Les deux clubs se connaissent bien : neuf confrontations au total, dont huit en Ligue des champions, et surtout un précédent tout récent. L’été dernier, Chelsea avait dominé le PSG (3-0) en finale de la Coupe du monde des clubs. Une référence que personne n’a oubliée, même si le contexte sera radicalement différent cette fois-ci, avec une double confrontation européenne.
Chelsea confiant mais prudent
Côté londonien, le tirage a été accueilli avec sérieux et lucidité. Désormais dirigé par Liam Rosenior, Chelsea s’apprête à défier une équipe qu’il respecte, sans pour autant la craindre. Le technicien anglais connaît d’ailleurs très bien le PSG pour l’avoir affronté à plusieurs reprises lors de son passage à Strasbourg, avec un bilan équilibré.
Autre avantage non négligeable pour les Blues : le match retour se disputera à Stamford Bridge, un stade réputé pour son atmosphère électrique lors des grandes soirées européennes.
La réaction officielle des Blues
Après le tirage, Chelsea s’est exprimé par la voix de David Barnard, directeur des opérations footballistiques du club. Un discours mesuré, sans provocation, mais révélateur de l’état d’esprit londonien :
« Nous allons affronter une grande équipe que nous avons déjà rencontrée à plusieurs reprises dans cette compétition. Chaque confrontation a été difficile. On nous rappelle souvent ce qui s’est passé lors de la Coupe du monde des clubs, mais ce n’était qu’un seul match. Cette fois, il y aura un aller et un retour, ce sera différent. »
Barnard a également tenu à tempérer toute idée de revanche, tout en reconnaissant la charge émotionnelle de cette affiche :
« Je ne veux pas parler de revanche, même si j’imagine que, de leur côté, ils y pensent peut-être. »
Enfin, le dirigeant londonien a évoqué la montée en puissance de son entraîneur :
« Liam Rosenior est en train de prendre ses marques. Il sait exactement ce que nous attendons de lui. Ce genre de match est une formidable opportunité de le démontrer. »
Une confrontation ouverte et explosive
Entre un PSG champion d’Europe mais encore perfectible, et un Chelsea en reconstruction ambitieuse, ce huitième de finale s’annonce indécis et spectaculaire. Loin des déclarations tapageuses, les deux camps affichent un respect mutuel et une concentration maximale.
Rendez-vous début mars pour un choc qui pourrait déjà peser très lourd dans la course à Budapest.