



L’Espagne n’a pas trouvé la faille. Privée de Lamine Yamal au coup d’envoi, la Roja a livré une prestation poussive face à un Cap-Vert organisé et porté par un Vozinha exceptionnel. Premier accroc pour les champions d’Europe dans ce Mondial 2026.
Dès les premières minutes, le schéma est clair : le Cap-Vert laisse l’Espagne avoir le ballon et défend avec sérieux et discipline dans son propre camp. Aucune naïveté dans l’approche des Requins Bleus, qui ont parfaitement respecté leur plan de jeu tout au long de la rencontre.
Mais ce qui a réellement frustré la Roja, c’est Vozinha. En première période, le gardien cap-verdien a multiplié les interventions décisives : il repousse la tête d’Oyarzabal après la transversale de Ferran Torres à la 39e, puis dans le temps additionnel, il s’impose devant Torres avant de détourner du bout des doigts une tête d’Aymeric Laporte qui semblait condamnée à rentrer. Des arrêts de très haut niveau qui ont maintenu le score vierge à la pause.
En seconde période, la Roja a accentué la pression sans pour autant faire preuve de plus de créativité. La possession est restée élevée mais stérile, le jeu trop prévisible pour déstabiliser un bloc cap-verdien discipliné et solidaire.
L’entrée de Lamine Yamal à la 70e, accompagné de Mikel Merino, a représenté le dernier joker de Luis de la Fuente. Pour son premier match en Coupe du monde et sa première apparition depuis deux mois après blessure, l’ailier du Barça a apporté du dynamisme et quelques situations intéressantes. Insuffisant pour faire basculer la rencontre.
Ce nul 0-0 est un résultat majeur pour le Cap-Vert, qui signe son entrée en Coupe du monde avec un point précieux face aux champions d’Europe en titre. Pour l’Espagne en revanche, c’est un signal d’alarme. Sans Yamal titulaire et avec un jeu aussi peu tranchant, la Roja devra hausser significativement son niveau pour espérer aller loin dans ce tournoi.
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