Courtisé en priorité par le Real Madrid, Rodri a finalement tranché en faveur du FC Barcelone. Dans un entretien à Mundo Deportivo, l’international espagnol révèle les coulisses d’une décision disputée jusqu’au bout entre deux projets sportifs et raconte l’appel téléphonique passé à José Mourinho pour le remercier de son intérêt.
Un duel entamé avec un temps d’avance madrilène
Le Real Madrid n’a pas ménagé ses efforts. Premier club à se positionner pour arracher Rodri à Manchester City, la direction merengue disposait d’un avantage de calendrier dans cette bataille de recrutement.
Mourinho lui-même s’est chargé de l’offensive, appelant directement le milieu espagnol pour lui exposer son projet et le rôle qu’il pourrait occuper dans son dispositif.
Un contact que Rodri qualifie de très bon, sans vouloir en dévoiler davantage, jugeant une conversation privée devoir le rester. Mais cette longueur d’avance n’a pas suffi à faire pencher la balance.
Le joueur évoque des vacances totalement sacrifiées, happées par l’analyse d’une décision qu’il qualifie lui-même de l’une des plus importantes de sa carrière un choix entre deux des meilleurs clubs du monde, dit-il, qui ne s’est joué ni sur l’urgence ni sur la prime au premier arrivé.
Deco et Flick, l’argument décisif
Face à l’entraîneur portugais et à son message personnel, c’est finalement le duo formé par Deco et Hansi Flick qui a emporté la décision. Rodri est explicite sur la nature de son choix : un critère purement sportif, fondé sur l’endroit où il estimait pouvoir le plus progresser et s’épanouir en tant que joueur.
Ni l’aspect financier ni la pression du calendrier n’apparaissent dans son explication seule compte la conviction transmise par l’encadrement catalan sur son projet de jeu et sa marge de développement.
Le milieu espagnol ne minimise pas pour autant la difficulté du renoncement madrilène. Il insiste sur le comportement exemplaire du Real tout au long du processus, une manière de saluer une méthode de séduction qu’il reconnaît avoir pris très au sérieux avant de trancher.

Un geste rare : l’appel post-décision
C’est peut-être le détail le plus révélateur de cet épisode. Une fois sa décision arrêtée, Rodri n’a pas laissé le silence clore l’histoire avec le Real : il a lui-même appelé Mourinho pour le remercier de son intérêt et de la manière dont il avait été traité durant les discussions.
Un geste de courtoisie qui n’a rien d’automatique dans un mercato où les dossiers avortés se soldent le plus souvent par un silence poli, sinon un blocage complet du contact.
Rodri en profite pour saluer le palmarès de l’entraîneur portugais, tout en annonçant la couleur pour la Liga à venir : le Real restera, à ses yeux, un adversaire coriace cette saison.
Un dossier Riquelme balayé sans détour
Interrogé sur un possible rapprochement avec Enrique Riquelme, évoqué comme un facteur ayant pu refroidir les dirigeants madrilènes, Rodri coupe court à toute spéculation.
Il situe cet épisode pendant la Coupe du monde, période durant laquelle toute son attention était tournée vers la sélection espagnole et l’objectif qu’il présente comme le plus grand accomplissement de sa carrière sans donner davantage de détails sur cette affaire.