Ce n’était pas un coup de bluff électoral. Florentino Pérez l’avait annoncé la veille José Mourinho sera son entraîneur en cas de victoire dimanche. Ce jeudi, Benfica a officiellement confirmé : le Real Madrid paiera la clause libératoire du Special One, fixée à 15 millions d’euros. Le retour du technicien portugais à la Bernabéu se précise à toute vitesse.
Dans la dernière ligne droite d’une campagne électorale qui tourne à la surenchère, Florentino Pérez a frappé fort. Pendant que son rival Enrique Riquelme promettait Rodri et Haaland au Bernabéu des promesses aussitôt démenties par l’entourage du Norvégien , le président sortant du Real Madrid a sorti une carte autrement plus solide : José Mourinho. Pas comme rumeur, pas comme piste. Comme engagement ferme.
Et ce jeudi, la mécanique s’est mise en marche. Benfica a officiellement confirmé que le Real Madrid avait notifié le club portugais de son intention de payer la clause libératoire de leur entraîneur 15 millions d’euros si Pérez remporte le scrutin de dimanche. Une démarche concrète, chiffrée, qui transforme la promesse électorale en opération mercato réelle.
15 millions pour déloger le Special One
15 millions d’euros pour libérer un entraîneur c’est une somme rare, presque inédite dans le football européen. Elle dit beaucoup de la détermination de Pérez et de la valeur que le marché accorde aujourd’hui à Mourinho. À 63 ans, le technicien portugais reste l’une des figures les plus bankables du banc mondial, et son retour à Madrid où il avait officié entre 2010 et 2013 est présenté comme une évidence par une partie des socios.
Cette indemnité s’ajoute à un mercato qui commence déjà à peser sur les finances madrilènes. Le recrutement de Denzel Dumfries est acté pour 20 millions d’euros. Et Ibrahima Konaté, dont le départ de Liverpool semble désormais inéluctable, arrivera libre de tout contrat mais avec une prime à la signature dont le montant reste encore confidentiel. En quelques jours, le Real Madrid construit en silence un dossier d’été ambitieux.
Une campagne à deux vitesses
Le contraste avec le camp Riquelme est saisissant. Là où le challenger multiplie les annonces spectaculaires Haaland, Rodri sans que les principaux intéressés ne confirment, Pérez avance avec des actes vérifiables : une clause notifiée, un club informé, une somme précise. Dans cette guerre des noms qui caractérise la fin de campagne à la Castellana, la crédibilité du geste pèse infiniment plus que le prestige du nom promis.
Il reste néanmoins une condition à tout cela et elle n’est pas négligeable : Florentino Pérez doit gagner. Les élections se tiennent dimanche, et si les sondages le donnent favori, le football a appris depuis longtemps à ne jamais se fier aux sondages. En cas de défaite, tout s’effondre Mourinho reste à Benfica, Konaté cherche un autre club, et le Real Madrid repart de zéro avec un nouveau président. Dans ce dossier, une seule date compte désormais : dimanche soir. Et après, les choses pourraient aller très vite.


