La tension ne retombe pas autour de la Coupe d’Afrique des Nations. Après la victoire du Sénégal face au Pérou (2-0), Édouard Mendy a pris la parole… et le ton était particulièrement ferme.
Toujours marqué par la décision de la Confédération africaine de football d’attribuer le titre au Maroc sur tapis vert, le gardien sénégalais n’a pas mâché ses mots.
Face aux médias, Mendy a dénoncé une situation qu’il juge incompréhensible, pointant directement la responsabilité des instances dirigeantes du football africain. Pour lui, cette décision dépasse le simple cadre sportif.
« Le perdant, c’est le football africain »
Dans un discours lucide mais tranchant, le portier d’Al-Ahli Saudi FC a élargi le débat. Selon lui, cette affaire nuit à l’image globale du football africain.
Il estime que le véritable perdant n’est ni le Sénégal ni le Maroc, mais bien tout un continent. Une déclaration forte, qui traduit un malaise plus profond entre les acteurs du terrain et les dirigeants.
Au cœur de son message, un constat : le football africain progresse, mais ses institutions ne suivent pas le même rythme.
Mendy appelle à une prise de conscience collective, invitant les acteurs du football à exiger des structures plus solides, plus modernes et mieux adaptées aux enjeux actuels.
Même si tous ne se sont pas exprimés publiquement, ce coup de gueule reflète un sentiment partagé au sein de la sélection sénégalaise. Le contexte autour de cette CAN reste extrêmement tendu, entre décisions administratives et réactions sportives.

Et maintenant ?
Reste à savoir si cette prise de parole aura un impact réel. La polémique est désormais installée, et la pression sur la CAF ne cesse de monter.
Une chose est sûre : en sortant du silence, Édouard Mendy a donné une voix à un malaise grandissant dans le football africain. Et le débat, lui, ne fait que commencer.