En pleine Coupe du monde, Alvarez avait publiquement réclamé son départ, assurant avoir échangé avec les dirigeants colchoneros et estimant qu’un transfert serait « le mieux pour tout le monde ». Une déclaration calculée, dont personne à Barcelone n’a eu besoin de décoder le destinataire réel.
Les dirigeants catalans y ont vu le déclencheur qu’ils attendaient. Plutôt que de rester en embuscade, ils ont choisi d’intensifier leurs efforts, convaincus que la pression publique du joueur finirait par faire plier l’Atlético.
Un calcul qui les a exposés bien au-delà d’une simple manœuvre de coulisses : le Barça s’est mouillé sur un dossier dont l’issue ne dépendait, in fine, ni de lui ni du joueur, mais du seul bon vouloir madrilène.
L’Atlético tient bon
Porte fermée, position inchangée, malgré les offres et malgré la volonté affichée de son attaquant. Résultat : c’est finalement Alvarez qui a plié, pas le club madrilène. Son retour à l’entraînement cette semaine a marqué le tournant. l’Argentin a lui-même reconnu, auprès de ses coéquipiers, avoir commis une erreur pas dans le fond de sa demande, mais dans son attitude et la manière de l’exprimer publiquement. Une nuance qui change tout pour Barcelone, désormais spectateur d’un dossier qu’il pensait piloter.
La Cadena SER, par la voix du journaliste Miguel Talavera, évoque un joueur de plus en plus enclin à se raviser face aux critiques qui l’attendraient lors de ses premiers matchs au Metropolitano, un climat hostile d’autant plus difficile à assumer que sa sortie médiatique avait déjà cristallisé les tensions avec une partie du club. Le média précise toutefois que la porte n’est pas totalement close côté catalan dans l’esprit du joueur.