L’affaire est loin d’être terminée entre Kylian Mbappé et Celeste Amarilla. Quelques jours après avoir provoqué une vive indignation avec une série d’insultes racistes visant le capitaine de l’équipe de France, la sénatrice paraguayenne est revenue sur ses déclarations.
Celeste Amarilla reconnaît un excès de colère sans renier totalement ses propos
Dans une lettre ouverte adressée à Kylian Mbappé, l’élue du Parti libéral radical authentique explique avoir rédigé son message sous le coup de l’émotion.
« Mes publications ont été faites le sang en ébullition. Ce sang métis, ce beau mélange de sang indigène et de sang espagnol qui coule dans mes veines », écrit-elle.
La parlementaire affirme avoir retiré son message après avoir pris conscience de la violence de ses paroles. Elle dit comprendre que les insultes aient pu blesser le joueur français, tout en établissant un parallèle avec les discriminations dont elle assure être elle-même victime en raison de ses origines et de sa couleur de peau.
« Un peu plus tard, j’ai regretté de t’avoir maltraité avec les mêmes insultes que celles que je reçois moi-même. Moi, on me méprise parce que je suis une femme brune, latino-américaine. J’ai regretté et j’ai supprimé le message. Je comprends que cela t’ait blessé, parce que c’est humiliant »
La sénatrice accuse Mbappé de « violence de genre »
Loin de présenter des excuses sans condition, Celeste Amarilla passe ensuite à l’offensive. Elle reproche au champion du monde français les propos qu’il aurait tenus à son encontre et estime qu’ils portent atteinte à sa dignité de femme.
« Maintenant, j’exige que tu rétractes aussi et que tu me présentes des excuses. Moi non plus, je ne tolérerai pas ta violence, tu ne me connais pas, tu n’as aucune idée de qui je suis et tu n’as aucun droit de dire que je suis une femme méprisable, indigne de la fonction que j’exerce. Violence de genre pure et dure ! Rétracte-toi avec moi, honore ta citoyenneté française et présente des excuses, sinon je pourrai entamer des actions légales pour violence de genre », écrit-elle.
La sénatrice insiste également sur le fait que ses attaques ne visaient pas la France. Elle rappelle avoir vécu et étudié dans le pays, évoquant même ses séjours à Courchevel et à Saint-Tropez au cours de l’année 2026.
Cette lettre ne met donc pas un terme à la controverse. Elle prolonge au contraire un affrontement déjà très médiatisé, alors que les premières déclarations de Celeste Amarilla avaient été largement condamnées en raison de leur caractère raciste.