Le dossier Alvarez aura connu un ultime rebondissement, révélateur du blocage total qui l’entourait. L’Atlético, jusque-là intraitable, a fini par accepter une offre d’Arsenal pour son attaquant preuve que la direction madrilène n’excluait pas un départ, contrairement à ce que laissait penser sa fermeté affichée. Mais c’est le joueur lui-même qui a coupé court, refusant cette porte de sortie.
Un choix qui referme définitivement la piste catalane et pousse Deco à se tourner ailleurs, quitte à viser plus haut et plus compliqué.
Se lancer sur un joueur qualifié d’intransférable à dix jours de la clôture du mercato relève d’un pari calculé plus que d’une manœuvre sereine. Sky Italia a été sans ambiguïté hier : Lautaro Martinez incarne le projet nerazzurro pour sa neuvième saison au club, capitanat compris, avec un contrat courant jusqu’en 2029.
Autrement dit, l’Inter ne négocie pas sur ce dossier par principe, pas seulement par posture de négociation. Le calendrier resserré change pourtant la donne psychologique. Une opération de cette ampleur nécessite habituellement des semaines de discussions ; Barcelone doit désormais comprimer ce processus dans les derniers jours du mois d’août, avec le risque de voir l’Inter s’arc-bouter davantage face à l’urgence adverse plutôt que de céder sous la pression du calendrier.
Un accord déjà scellé… du mauvais côté
Le seul terrain sur lequel Barcelone a progressé se situe, révélateur, du côté du joueur plutôt que du club vendeur. D’après El Chiringuito, une rencontre entre Deco, son adjoint Bojan Krkic et les représentants de Martinez s’est tenue ces derniers jours à Madrid, débouchant sur un accord concernant les contours d’un futur contrat.
Un signal fort sur la volonté du joueur, mais qui ne pèse strictement rien tant que l’Inter n’ouvre pas la porte l’histoire récente du football regorge d’accords personnels enterrés faute de feu vert du club propriétaire.
La stratégie catalane s’annonce donc progressive plutôt que frontale. Une première proposition est en préparation, plafonnée autour de 100 millions d’euros un montant que Deco et son état-major savent insuffisant pour faire plier l’Inter, mais suffisamment sérieux pour ne pas fermer la discussion. L’objectif n’est pas de convaincre d’emblée, mais de maintenir un canal ouvert et d’observer si la position nerazzurra évolue à mesure que la fenêtre de transfert se referme ailleurs en Europe.